L’initiative

vidéo de présentation

Pour faire simple, « Les Mauvaises Herbes », c’est un voyage-rencontre sur le thème de l’agriculture « alternative » (entendez: agroécologie, permaculture, agroforesterie, etc).

Sous forme de reportage photos, ce blog a pour vocation de porter un regard différent sur ces paysan.ne.s particulier.e.s et a pour but de comprendre, et de témoigner de leurs motivations et vécu . Le but n’étant pas de parler à la place des personnes rencontrées, j’utilise beaucoup d’extraits de mes entretiens dans mes écrits, afin que nos voix dialoguent et que la leur soit la plus proche du réel. Je ne modifie jamais ces extraits de témoignages, et je montre toujours mon travail aux concerné.e.s, pour que le résultat final soit le plus collaboratif possible. Ce qui m’intéresse, c’est donc la façon dont ces personnes pensent leurs pratiques agricoles, et d’appréhender leur(s) imaginaire(s).

Comment est vécu et pensé leur mode de vie ? Quelles sont leurs motivations ? Quelles relations ont-ils/elles au vivant? Comment s’en inspirer ? Quelles sont leurs propositions pour mieux habiter la Terre ? Enfin, comment comprendre la production alimentaire au-delà de sa seule fonction nourricière ?

Si les occasions me le permettent, je souhaiterais aussi rencontrer des associations et/ou chercheurs.euses spécialisé.e.s sur le sujet.


L’hypothèse:

Le modèle agricole productiviste (propulsé après la seconde guerre mondiale) s’essouffle et montre aujourd’hui ses limites et les conséquences multiples dans des domaines variés (environnement, économie, santé, etc). Malheureusement, peu est effectivement fait pour en changer, et les alternatives sont souvent « instrumentalisées » et vider de leur sens. Cela trompe à la fois les consommateur.trices, mais porte aussi préjudice aux petit.e.s producteurs.trices qui se battent déjà pour faire vivre leur démarche. Ces paysan.ne.s de l’alternative, portent en eux des réponses essentielles pour mieux penser l’agriculture de demain. Leurs liens à la terre seraient aussi d’ordre symbolique et cognitif, ce que le modèle agricole conventionnel ne prendrait pas en compte. Il est temps de d’y remédier!


«Les mauvaises herbes », ce seront donc des histoires paysannes, celles d’hommes et de femmes qui défendent leur terre, leurs semences, leurs savoirs, leur identité, leur autonomie. A travers ces témoignages d’expériences, nous souhaitons leur donner un espace d’expression et de visibilité.

A quoi vont servir ces histoires?

– Comprendre les enjeux agricoles
– Prendre en compte ces enjeux dans nos choix de consommation et pourquoi pas dans nos choix politiques
– Changer notre regard sur le vivant, vouloir davantage en prendre soin
– Nous donner envie de nous rapprocher et de soutenir des paysan.ne.s près de chez nous
– Pourquoi pas nous donner aussi envie de cultiver pour nous-même

Où ?

D’abord en Bretagne, principalement parce que Pépé Raoul et Mémé Simone y ont vécu, une attache familiale et émotionnelle me guide à (re)découvrir cette région. Bien que l’agriculture bretonne repose principalement sur l’intensification des productions animalières, fourragères et légumières, les alternatives agricoles y sont nombreuses et devraient aussi être mises en lumière.
Pour ce faire, j’irai à vélo, afin de m’initier au voyage en lenteur. Economique et écologique, cette manière de voyager me permettra d’allier visites agricoles et découverte du paysage.
C’est aussi une manière de se réapproprier le voyage, d’apprendre à prendre le temps, à contempler mais aussi à vivre avec moins d’attache matérielle.
Date prévue : 10 juin

« Les mauvaises herbes » se déplaceront ensuite en Amérique Latine. Tristement connue pour être le laboratoire de la Révolution Verte (sans parler de la colonisation qui a entraîné les premiers grands bouleversements humains et écologiques), c’est aussi le berceau de nombreuses alternatives et critiques acérées contre le modèle néolibéral, les projets extractivistes, et l’idéologie du développement portée par le Nord. L’agroécologie, bien qu’encore minoritaire, semble y être l’alternative agricole montante, défendue par des paysan.ne.s indigènes ou non, des mouvements sociaux mais aussi des chercheurs.euses militant.e.s. Elle a une forte dimension politique. L’effervescence de pensées et de pratiques sur ces territoires pourrait alimenter nos débats en France. Les « mauvaises herbes » latino-américaines devraient nous aider à décoloniser notre imaginaire.
Le voyage privilégiera les transports locaux.
Itinéraire: Equateur, Pérou, Chili
Date prévue: octobre 2020

Ils me soutiennent:

Un grand grand merci aux contributeurs.trices de la campagne de financement participatif:

Sophie Gauthier, Dominique et Jean-Paul du Cailar, Ann Toscer, Katia Belkovski, Michelle et Sylvain Olivier-Lamelle, Gérald et Clémence Beauvais, Clémence Cantrel, Nicolas Poirier, Aurélie Thoreau, Mélanie Mignot, Hélène Rousselle, Cécile Cribier, Valentine Gaulthier, Marème-Flore Diallo, Charlène Piton, Aline et Bernard Mysliwiec, Elisabeth Mauger, Thierry Sordet, Mélissa Martinho, Séverine Tomala, Josiane et Jean-Claude Antin, Janine Antin, Auriane Bertrand, Florence Roger, Eric le Floch, Roxane Lauzet, Agathe Anne, Patrick Barros, Philippe Binard, Dorothée Brette, Thierry Verrier, Abderrahmane Chennouf, Angélique Liebault, Victoire Willemann, Nihan Angrimangi, Cyrielle Maison, Redgio Ponton

Et à:

Kokopelli, pour la libération des semences et de l’humus
journal l’âge de faire, presse libre
Les meilleurs conseils du Val d’Oise! Ecolocomotion
Le Seed tour des semences paysannes
Nous voulons des coquelicots
Je suis membre du réseau. Merci pour les contacts! SFYN
Cacao et café transportés par voilier. Grain de sail

Un grand merci à Cris Duarte, pour la conception du logo. Pour voir son beau travail: Designaftercoffee

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