« Les Mauvaises Herbes », est un voyage-rencontre ayant comme thème principal l’agriculture « alternative » (entendez agroécologie, permaculture, agroforesterie etc…).

Sous forme de reportage photos, ce blog a pour vocation de porter un regard différent sur ces paysan.ne.s particulier.e.s, afin de comprendre, et de témoigner de leurs motivations et vécu . Le but n’étant pas de parler à la place des personnes rencontrées, j’utilise beaucoup d’extraits de mes entretiens dans mes écrits, afin que nos voix dialoguent. Je ne modifie jamais ces extraits de témoignages, et je montre toujours mon travail aux concerné.e.s, pour que le résultat final soit le plus collaboratif possible. Ce qui m’intéresse, c’est donc la façon dont ces personnes pensent leurs pratiques agricoles, et d’appréhender leur(s) imaginaire(s).

Comment est vécu et pensé leur mode de vie ? Quelles sont leurs motivations ? Quelles relations ont-ils/elles au vivant? Comment s’en inspirer ? Quelles sont leurs propositions pour mieux habiter la Terre ? Enfin, comment comprendre la production alimentaire au-delà de sa seule fonction nourricière ?


«Les mauvaises herbes », ce sont donc des histoires de la terre, celles d’hommes et de femmes qui défendent leurs corps-territoires, leurs semences, leurs savoirs, leur identité, leur autonomie. A travers ces témoignages d’expériences, je souhaite leur donner un espace d’expression et de visibilité.

Où ?

Le voyage des Mauvaises Herbes a commencé en juin 2019, en Bretagne, une attache familiale et émotionnelle m’a guidée à (re)découvrir cette région. Bien que l’agriculture bretonne repose principalement sur l’intensification des productions animalières, fourragères et légumières, les alternatives agricoles y sont nombreuses et devraient aussi être mises en lumière.
Pour ce faire, j’ai voyagé deux mois à vélo, afin de m’initier au voyage en lenteur. Adepte du voyage en solitaire, c’était une nouvelle expérience que de le réaliser à vélo. J’ai finalement avalé 1500km et surtout fait des rencontres fabuleuses et spontanées. Ce fut une autre manière de me réapproprier mon temps, mon corps et l’espace mais aussi d’apprendre à vivre avec moins d’attache matérielle.

« Les mauvaises herbes » se sont ensuite déplacées en Amérique Latine (octobre 2019- janvier 2020. Equateur, Pérou, Chili). Connue pour être le laboratoire de la Révolution Verte (sans parler de la colonisation qui a entraîné les premiers grands bouleversements humains et écologiques), c’est aussi le berceau de nombreuses alternatives et critiques acérées contre le modèle néolibéral, les projets extractivistes, et l’idéologie du développement portée par le Nord. L’agroécologie semble y être l’alternative agricole montante, défendue par des paysan.ne.s indigènes ou non, des mouvements sociaux mais aussi des chercheurs.euses militant.e.s. Elle a une forte dimension politique. L’effervescence de pensées et de pratiques sur ces territoires pourrait alimenter nos débats en France. Les « mauvaises herbes » latino-américaines devraient nous aider à décoloniser notre imaginaire.

Depuis ces deux voyages, les rencontres continuent pour alimenter ce blog.

Vous l’aurez remarqué, je partage aussi des recettes. Passionnée de cuisine, elle est pour moi mère de résistances et le produit de nos mémoires collectives, de nos sensibilités, de nos histoires, et de nos rencontres.

Beau voyage dans les champs libres



Ils me soutiennent:

Un grand grand merci aux contributeurs.trices de la campagne de financement participatif:

Sophie Gauthier, Dominique et Jean-Paul du Cailar, Ann Toscer, Katia Belkovski, Michelle et Sylvain Olivier-Lamelle, Gérald et Clémence Beauvais, Clémence Cantrel, Nicolas Poirier, Aurélie Thoreau, Mélanie Mignot, Hélène Rousselle, Cécile Cribier, Valentine Gaulthier, Marème-Flore Diallo, Charlène Piton, Aline et Bernard Mysliwiec, Elisabeth Mauger, Thierry Sordet, Mélissa Martinho, Séverine Tomala, Josiane et Jean-Claude Antin, Janine Antin, Auriane Bertrand, Florence Roger, Eric le Floch, Roxane Lauzet, Agathe Anne, Patrick Barros, Philippe Binard, Dorothée Brette, Thierry Verrier, Abderrahmane Chennouf, Angélique Liebault, Victoire Willemann, Nihan Angrimangi, Cyrielle Maison, Redgio Ponton

Et à:

Kokopelli, pour la libération des semences et de l’humus
journal l’âge de faire, presse libre
Les meilleurs conseils du Val d’Oise! Ecolocomotion
Le Seed tour des semences paysannes
Nous voulons des coquelicots
Je suis membre du réseau. Merci pour les contacts! SFYN
Cacao et café transportés par voilier. Grain de sail

Un grand merci à Cris Duarte, pour la conception du logo. Pour voir son beau travail: Designaftercoffee

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