Sur l’île de Nantes, au 8 rue Grande Biesse, la devanture rouge de La Grande Barge ne passe pas inaperçue. A l’intérieur, l’ambiance y est chaleureuse et décontractée, un esprit « comme à la maison, pour que tout le monde se sente à l’aise », précise Aurélie, l’une des quatre salariése du lieu.A côté du bar, légumes, fromages bios et locaux et autres « produits minutieusement choisis » sont à la vente. Une carte indique la provenance des producteurs et fournisseurs, et leur distance depuis La Grande Barge. Ici,…Lire la suite de « La Grande Barge: le projet fou qui veut rendre accessible l’alimentation bio et locale »

C’est Anne-Marie, maraîchère à Trémargat, en Bretagne, qui m’a fait redécouvrir l’ortie. Elle avait toujours un petit pot d’orties mixées qu’elle ajoutait, crues, dans ses salades. Mal aimée à cause de ses feuilles urticantes, elle est pourtant l’une des plantes chouchoutes des herboristes, et ce, depuis bien des siècles. Ses feuilles, ses grains et même ses racines sont utilisées sous diverses formes pour leurs vertus médicinales et leur qualité nutritionnelle exceptionnelle. En effet, dans votre alimentation, l’ortie est l’alliée des coups de fatigue, reconnue pour…Lire la suite de « Tarte toute verte, orties, petits pois, courgettes »

Guidel, juin 2019, chez les « biosemeurs de sens » 9 heures, la chaleur se fait déjà sentir. La canicule a fini par arriver en Bretagne. Pour ma première journée d’activités maraîchères, nous commençons par les récoltes. Je découvre le joli terrain de la famille, accolé à leur maison. Je laisse échapper un son spontané d’émerveillement, ce à quoi Jérôme me répond qu’ils ont souhaité penser l’esthétique de leur projet, qu’il était important pour eux d’imaginer le beau, d’être bien dans leur espace de travail et de…Lire la suite de « De consomm’acteur à paysan, semer des graines de changement »

Chaque été, elle est attendue avec émotion, et pour cause, la tomate est le deuxième produit le plus consommé du rayon primeur. Les gourmands le savent, la pleine saison, de juillet à septembre, offre le meilleur de ce beau fruit. Et puis quand on sait qu’une tomate sous serre chauffée émet 8 fois plus de gaz à effet de serre qu’une tomate produite sur le territoire, en saison, notre conscience s’en porte aussi mieux (source: Ademe). Cette année, l’été s’est fait tardif sur l’Hexagone. Chez…Lire la suite de « Tartes aux tomates anciennes »

Alimentation et réchauffement climatique Ce jeudi 8 août, la une de Libération est dédiée au lien entre réchauffement climatique, agriculture et alimentation. Cela faisait longtemps que le thème n’avait pas fait la une d’un grand média. Les menaces qui pèsent sur notre planète, seront peut-être un peu mieux prises au sérieux lorsque des restrictions sur le blé nous imposeront de diminuer notre consommation de pain, plaisante Libé. Le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur le climat) a encore frappé. Dans ce nouveau rapport, sorti ce jeudi,…Lire la suite de « Vannes, rencontre avec un chef poète engagé »

JUIN 2019Après cinq jours intenses de vélo, et en grande partie sous la pluie, j’arrive à Anetz (attention à ne pas prononcer le z!), entre Angers et Nantes. Rencontre avec une famille de bons vivants, attachante et passionnée, qui aime partager leur amour pour la vigne et le vin.Domaine de la Paonnerie, Agnès, Jacques et Marie Carroget. Chez les Carroget, il y a souvent de l’animation, ça bouge tout le temps, c’est vivant. Je l’ai compris le soir même de mon arrivée, lorsque deux des…Lire la suite de « Du vivant en bouteille »

Résumé: Quand on parle de cuisine mexicaine, vient immédiatement à l’esprit la fameuse tortilla, cette galette de maïs aux multiples usages. A moins d’avoir eu la chance de voyager au Mexique (et dans certains pays centre-américains), vous avez certainement goûté des tortillas industrielles, certainement faites à base de blé, et probablement achetées avec un kit de préparation pour burritos, un plat en réalité « Tex-Mex ». Consommée dans les quatre coins du monde, en particulier dans les points de restauration rapide, la tortillla mexicaine a été déracinée et décontextualisée de son lieu d’origine. Elle est pourtant la représentation des liens très forts entre le maïs et les peuples mexicains. La transformation du maïs en tortilla, de manière artisanale, n’a d’ailleurs que peu changée depuis l’époque précolombienne. Et pourtant, aussi  bien  la diversité des maïs mexicains, que  la fabrication manuelle de la tortilla sont menacées ;  entre d’une part le développement d’une agriculture industrielle, privilégiant les maïs hybrides et transgéniques et, d’autre part, un processus de  modernisation exacerbé, qui laisse peu de place à des fabrications artisanales et de qualité et  pousse la consommation de tortilla à la baisse, au profit de pains industriels.

Alors qu’est ce qui fait une bonne tortilla ? Je vous propose un voyage culinaire en plusieurs épisodes, du champ à l’assiette, et à la rencontre d’Emma et Abel, qui défendent le « bon maïs ».

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