L’agroécologie pour une société du Bien Vivre

un outil pour mieux panser nos mondes

Aujourd’hui, et dans le cadre de la crise sanitaire que vous vivons, à l’échelle globale, je me prête à un autre exercice.
Le texte est long mais peut être lu en plusieurs fois. Cela permettra de revenir largement sur l’Agroécologie, telle qu’elle est pensée et vécue sur les sols latino-américain, avant de débuter avec des séries de portraits plus détaillés.

« On ne reviendra pas à la normalité, car la normalité était le problème ». Cette phrase, traduite en plusieurs langues  et mobilisée  autant par des chercheurs.euses, groupes militants divers, que par des citoyen.ne.s, montre bien une chose : la prise de conscience (peut-être pas encore majoritaire) que la crise sanitaire est enchâssée dans une crise sociétale plus globale.  Allons plus loin, ce modèle de société dominant, sa vision universelle du monde et ses dogmes (Progrès, Technoscience, Individu, Economie), Imposés depuis l’Occident via tout un réseau institutionnel, serait-il enfin durablement remis en question, à travers cette pandémie globale et presque simultanée ?  Et si c’est le cas, que ferons-nous après ?« 

 » Comme l’heure n’est pas encore au fatalisme,  il serait intéressant de souligner les nombreuses initiatives solidaires qui sont nées pendant la crise, entre voisins, collègues, voire entre inconnu.e.s, montrant toutes nos capacités à l’entraide. Plus que jamais, il est temps de comprendre la nécessité de prendre soin de nous-mêmes, des autres (non-humains compris), et de nos interdépendances, pour que la « convivialité » devienne la norme, et non la « productivité » (Ivan Illich). Dans un article récent, Bruno Latour propose un petit exercice pour imaginer de quoi serait fait ce lendemain de crise plus lumineux, en sortant « de la production comme principe unique de rapport au monde ». Ainsi, cet article, construit à partir d’entretiens et d’observations de pratiques multi-situés(*) et de connaissances bibliographiques, a pour but de partager deux concepts prometteurs, principalement développés sur le sol latino-américain, pour penser les mondes post-crise. L’un, pouvant être un outil pour arriver à l’autre, je tenterai de montrer comment l’agroécologie, telle qu’elle est formulée par les mouvements sociaux en Amérique Latine, peut être un outil de lutte vers une société du Bien Vivre. Parce que CULTIVER et SOIGNER, sont deux activités indispensables « à nos conditions essentielles de subsistance » (cf B. Latour). Mes analyses personnelles, se croiseront avec les récits de vie des familles concernées, car il me semble indispensable que leurs mots nous parviennent tels que je les ai reçus et aient autant de place que les miens.

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